Perte auditive : ce qu’il faut savoir

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mis à jour le 22 octobre 2018
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La presbyacousie, qu’est ce que c’est ? Qui est concerné ?

La presbyacousie, qu’est ce que c’est ? Qui est concerné ?

La presbyacousie est la baisse de l’acuité auditive liée au vieillissement naturel du système auditif. Elle touche tout le monde, à partir de la cinquantaine et concerne 65% des plus de 65 ans. Cette perte de l’acuité auditive est :

Progressive :
Bien souvent la personne concernée ne s’en rend donc pas compte par elle-même, c’est par son entourage qu’elle prend conscience d’entendre moins bien. 42% des presbyacousiques consultent un ORL sous la pression de leurs proches ;

Bilatérale :
Elle touche les deux oreilles.

Symétrique :
La perte auditive est la même sur les deux oreilles sauf dans des cas particuliers (la personne a vécu un traumatisme sonore sur l’une de ses oreilles et la perte auditive est donc plus prononcée sur cette dernière) ;

Et porte principalement sur les fréquences aiguës.
Les fréquences aiguës sont celles des voix de femmes et des enfants : ainsi, bien que la presbyacousie touche les hommes et les femmes de la même façon, les hommes sont les premiers gênés par cette baisse de l’audition.

La presbyacousie est la pathologie qui touche le plus de français : 6 millions de personnes.

Elle représente 95% des indications d’appareillage des médecins ORL et concerne 80% des ventes d’appareillages auditifs.

Conséquence du monde moderne dans lequel nous évoluons, elle apparaît également de plus en plus précocement : 15% des 18 – 44 ans déclarent avoir des problèmes d’audition et un adolescent sur cinq affirme avoir des acouphènes en permanence. Sur une décennie, l’âge moyen des personnes presbyacousiques serait passé de 72 ans à 67 ans.

Comment prévenir la perte de l’audition ?

À la naissance, chacun de nous naît avec environ 15 000 cellules ciliées, qui assurent la transformation de la vibration sonore en message nerveux que le cerveau interprète. Ces cellules ciliées sont sensibles aux bruits, qui les détruisent. Et, bien sûr, au temps.

L’oreille – contrairement à l’œil, qui se repose près du tiers de notre vie, dès que la paupière se ferme – ne se repose jamais et commence à vieillir dès la naissance. Le bruit, les agressions sonores, qu’elles soient de notre fait (casques audio, discothèques, bricolage à la maison, pratique de certains sports) ou qu’elles nous soient imposées (trafic routier, exposition professionnelle, vie à proximité d’un aéroport ou d’un carrefour), impactent directement ces cellules ciliées et donc, notre audition. Lorsque ces cellules ciliées sont détruites, elles ne repoussent pas, la perte auditive est donc acquise. C’est pourquoi il est fondamental de protéger nos oreilles de toutes les agressions sonores et cela tout au long de notre vie.

Des précautions simples et de bon sens sont à adopter dès que possible :

  • Si utilisation d’un casque audio pour écouter de la musique : préférer de la musique en haute définition, ne pas la mettre trop forte et ne pas utiliser les écouteurs plus de trente minutes en continu ;
  • Éviter les festivals, concerts, discothèques et autres lieux de fortes expositions sonores sans protection auditive et prévoir un temps de repos auditif lors de cette exposition sonore (30 minutes à une heure dans les espaces dédiés) ;
  • Dans le cas du bricolage à la maison, protéger ses oreilles avec des bouchons antibruit ;
  • Dans la pratique de certains sports ou loisirs, adopter une protection adaptée :
    • Protection antibruit pour les loisirs de tirs et les motards,
    • Manœuvre de Frenzel et de BTV (Béance Tubaire Volontaire) à privilégier à la manœuvre de Valsalva pour la compensation, lors des descentes en plongée ou en apnée,
    • Pour les sports de combat, éviter les gifles sur le pavillon de l’oreille (patte du tigre), pouvant entraîner des blasts de l’oreille et des traumatismes sonores sévères (s’apparentant, dans leurs conséquences, à des traumatismes pressionnels proches de ceux des plongeurs),
  • Adopter un comportement préventif et prendre, en conséquence, l’habitude d’avoir sur soi des bouchons antibruit dans la vie de tous les jours (trafic routier, proximité des aéroports, zone urbaine bruyante, etc.),
  • Adopter un régime alimentaire riche en antioxydants : vin rouge, fruits rouges, petits poissons bleus, graines de lin, de chanvre, curcuma et poivre noir, curry, cumin, régime alimentaire méditerranéen et spiruline sont des bons exemples de base alimentaire permettant de prévenir l’action du temps sur les cellules en général et celles de l’oreille également.

Quand la gêne est là, que faire ?

Quand la gêne est là, que faire ?

Vous l’aurez compris, lorsque les cellules ciliées sont détruites, elles ne repoussent pas. Ainsi, pour retrouver un confort d’écoute quotidien, il vous faudra opter pour un appareillage auditif. Comprendre que les cellules ciliées sont détruites, c’est comprendre que la solution auditive que vous allez acquérir, quel qu’en soit le prix, est un amplificateur de sons. Comprendre cela, c’est comprendre également que vous ne retrouverez jamais l’audition de vos 20 ans.

Ces amplificateurs miniaturisés sont, aujourd’hui, de plus en plus performants et intelligents : ils trient les sons pour amplifier ceux qui vous sont utiles (les voix de votre entourage) et réduire automatiquement le bruit ambiant.

Il est important de s’appareiller dès les premières gênes, pour deux raisons fondamentales :

Lorsqu’une personne éprouve des difficultés à comprendre une conversation, elle fournit un effort de concentration accru pour écouter : cet effort la fatigue et, lorsqu’il devient trop important, la tentation est là de renoncer et de s’isoler.

L’isolement progressif entraîne un repli sur soi, un goût pour le silence (qu’il est difficile d’appareiller ensuite) et, à terme, dans les cas de renoncement les plus sévères, un déclin des capacités cognitives créant un terrain favorable à l’apparition de maladie neuro-dégénératives (comme peut l’être Alzheimer). Il est à noter que l’une des méthodes de traitement les plus efficaces aujourd’hui de cette maladie repose sur l’écoute… de la musique, d’où l’importance de l’audition pour faire resurgir la mémoire ;

S’habituer progressivement au confort d’écoute d’un appareil auditif, même avec un port ponctuel, afin de dédramatiser l’appareillage auditif et d’en apprécier son but premier : ne pas vous couper du monde qui vous entoure et de la vie.

Aujourd’hui, sur nos 6 millions de presbyacousiques français, seulement 1 sur 4 est appareillé. Les raisons unanimes au non appareillage sont le coût et l’esthétisme. Au XXIème siècle, ces arguments semblent désuets : de nouveaux appareils auditifs existent, comme l’aide auditive Orison de la société française SERINITI. L’appareil, grand comme l’ongle d’un pouce, se glisse dans votre conduit auditif en toute discrétion et, utilisant ainsi le pavillon de votre oreille, vous restitue, en toute discrétion, un confort d’écoute naturel et performant (amplification de 10dB à 33dB) tout en réduisant automatiquement le bruit ambiant de 13dB, ce qui est très important (les presbyacousiques se plaignant, en effet, de « mal comprendre dans les environnements bruyants » ou que « la jeunesse n’articule plus »).

Orison est vendu sans ordonnance à 299€. Conçu avec un ORL, il a été fabriqué chez l’un des leaders de la prothèse auditive. Orison permet donc un premier pas vers l’appareillage auditif, dans le respect de vos exigences de coûts et de discrétion. Il a l’avantage de ne pas être perçu comme « un appareil pour les vieux » mais comme « le gadget que les moins de 50 ans vont vous envier ».  Alors, préférez-vous faire répéter votre entourage ou bien comprendre parfaitement ce qui se dit, jusqu’à 3 rangées de tables derrière vous ?

Aujourd’hui, sur nos 6 millions de presbyacousiques français, seulement 1 sur 4 est appareillé.

Que regarder lorsqu’on achète une aide auditive ?

Un seul élément détermine le type d’appareillage auditif qui vous convient le mieux : le degré de votre perte auditive.

Pour les pertes auditives sévères à profondes (supérieures à 70dB), un appareil auditif de type contour d’oreille est une nécessité. L’appareillage binaural (sur les deux oreilles) est également de mise. Pour ces cas atypiques (moins de 6% de la population de malentendant) à l’audiogramme complexe, un nombre important de canaux de fréquences sera également recommandé (supérieur à 12 canaux de fréquences). Les personnes touchées par ces problèmes d’audition handicapants ont besoin d’une correction auditive : pour elles, ni l’esthétisme ni le coût ne prévalent, elles souhaitent entendre. Par ailleurs, la prise en charge pour ce type de handicap est excellente.

Le réglage de l’appareil nécessitera un suivi régulier entre le « déficient de l’ouïe appareillé » et l’audioprothésiste, car la mise au point des réglages prend du temps, entre les possibilités techniques et le ressenti de l’utilisateur.

Pour les pertes auditives naissantes, légères à modérées, qui représentent 88% des gênes auditives actuelles : vous avez le choix ! Vous avez le choix, selon votre envie, entre un contour d’oreille (recommandé pour les personnes très âgées, car la taille de l’appareil le rend plus facilement manipulable, donc plus pratique lorsqu’on a une moindre dextérité manuelle ou une vision moins performante) et un intra conduit. Les avantages techniques et esthétiques de l’appareillage intra auriculaire ne sont plus à prouver et reposent sur le bon sens: glissé dans votre conduit auditif, l’appareil auditif intra canal utilise l’amplificateur anatomique le plus perfectionné qui soit, l’oreille humaine.

Pour 0€, vous bénéficiez donc d’un micro multi directionnel (le pavillon de l’oreille), payant sur un contour d’oreille (le micro de l’appareil se situant alors derrière votre pavillon) et d’un système naturel de réduction du bruit du vent (le conduit auditif), également en option sur un contour d’oreille.

Avec un appareil auditif intra auriculaire de 12 canaux de fréquences qui réduit conséquemment le bruit ambiant, il y a de fortes chances qu’un seul appareil auditif vous suffise (compter deux appareils dans le cas d’un contour d’oreille, car le délai dans la restitution des sons entre l’arrière de votre pavillon et votre conduit auditif est désagréable pour le cerveau et ne peut être compensé qu’avec un appareillage binaural, par l’harmonisation, en d’autres termes, de ce délai, sur les deux oreilles).

Que regarder lorsqu’on achète une aide auditive ?

Lorsque vous achetez un appareil technique, vous disposez de fiches incluant des caractéristiques à regarder et à arbitrer en fonction de ce que vous recherchez. C’est la même chose avec l’appareillage auditif. Il y a deux caractéristiques techniques fondamentales à prendre en compte, dans votre choix :

Le nombre de canaux de fréquences :

Si vous êtes atteint d’une surdité profonde ou sévère, orientez-vous vers des appareils disposant de plus de 12 canaux de fréquences, votre spectre auditif étant globalement atteint, la correction auditive doit être la plus large possible. Acceptez que le réglage prenne du temps.

En revanche, si vous faites partie des 6 millions de français qui sont atteints d’une gêne liée au vieillissement naturel de l’oreille et qui se plaignent simplement d’un inconfort auditif, un appareil auditif de 12 canaux de fréquences vous conviendra pleinement. Ne prenez pas moins, ne prenez pas plus (plus il y a de canaux, plus le prix augmente sans que le consommateur ne s’en rende compte, à l’utilisation). Tout appareil auditif dispose d’un nombre de canaux de réglages préréglé, sur lequel repose le fonctionnement intrinsèque de la prothèse auditive. À cela s’ajoutent les canaux sur lesquels l’audioprothésiste peut agir (particulièrement dans le cas d’une perte sévère). Un appareil de 12 canaux de fréquences préréglé en amont peut se révéler bien plus efficace qu’un appareil auditif haut de gamme (donc avec plus de canaux de fréquences laissés libres à l’audioprothésiste) mal ajusté : plus il y a de canaux, plus y a de variables, moins on les maîtrise et plus le consommateur va payer cher un service dont il ne va comprendre le rendu final.

La réduction du bruit ambiant.

Elle est fondamentale dans le cas des personnes presbyacousiques et c’est également une des raisons pour lesquelles nous préconisons un appareil intra auriculaire. En effet, dans le cas d’un contour d’oreille, le micro étant placé derrière le pavillon de votre oreille, il faudra accepter que les sons de la rue et ceux situés derrière vous soient également amplifiés. Une réduction du bruit ambiant comprise entre 10dB et 15dB est gage d’un excellent appareil auditif : privilégiez donc les appareils qui proposent ce niveau de réduction du bruit et, lorsque cela n’est pas précisé (« réducteur niveau 1 » « réducteur niveau 2 »), n’hésitez pas à demander plus d’informations, car c’est vous qui, au final, allez porter cet appareil auditif tous les jours et cela ne doit pas être une contrainte, mais, rappelons-le et soulignons-le : un confort pour vous comme pour votre entourage.

Orison

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